Lapetitegens

• Le mood :

Un voyage à dos de mots.
Poésie à croquer au premier bobo.
De la joie, des merveilles à gogo !


• L’histoire :

Vous souvenez-vous les histoires que nous nous imaginions enfant ?
Lapetitegens aurait pu être là.
Elle ressemble à ce que nous empruntions aux adultes dans nos jeux,
Sans en comprendre le sens.
Invitation à l’imaginaire.
À lire librement, voyager, s’amuser, sautiller de page en page.

J’ai le même émerveillement à la lire que lorsque
Je me retrouvais petite face à un champ de pommiers.
C’est l’image qui me vient.
Sa magie et sa joie.

« Lapetitegens n’a pas de début pas de fin, on va avoir du mal à
l’introduire dans nos drames, nos banquets, on aimerait la pousser dans nos vies remuées, la poser en bout de table et la reprendre quand la noce se retire des vivants mais elle n’est pas concernée malgré tout ce bruit et le déluge. »

Lapetitegens.
Qui est-elle ?
Animale ou végétale ?
Il semblerait qu’elle marche sur la Lune les pieds nus.
N’emprunte aucune porte.

« Lapetitegens est trois mots ensemble dans la langue, trois mots collés , l’un au-dessus de l’autre et par-dessus qui font un corps un peu étrange, un corps sorti de terre et descendu du ciel, elle ne tient aucun verbe dans la main et pourtant elle bouge tout le temps (…) »

Elle n’a pas d’argent et s’en fiche bien.
Elle déambule dans les rues.
Écoute le chant des oiseaux.
Dilue les nouvelles du monde dans un saut.
Elle est un acte.

Lapetitegens se promène au grés de l’écriture.
Dansant sur les pages
Habillée ou nue.
Juste là dans la marge.

Mais Lapetitegens peut vouloir se révolter par trop écrasée.
Lapetitegens au bûcher.
La faute des envieux.
Parce qu’elle file trop librement.
Le nez en l’air.
Tel un soleil.


• L’extrait :

« (…)et si elle devait demander pardon aux envieux, hargneux, ténébreux, pardon d’avoir été si libre, si béate au simple fait de vivre, pardon de ne trouver dans la vie que fluidité (…) »


• Mon avis :

Une merveille à croquer dès qu’on le peut.
Je dessine Lapetitegens au gré de la poésie de l’auteure.
Quand je pense avoir défini un trait, il s’ébruite comme sous la mine d’un fusain.
Et je la découvre autrement.

Lapetitegens se mêle au processus d’écriture de la poétesse.
Elle est tout ce que les yeux observent.
Tout ce qui manque au coeur.
Tout ce que les hommes jugent.
Elle est une vieille photo,
Elle est une première dent,
Un gribouillis ardent.

Génie que la mise en scène théâtrale d’Isabelle Pinçon à la fin du recueil :
un album de mots sur Lapetitegens nous révèle d’autant plus la maîtrise de la scénographie du verbe, un tour du monde à dos de mots.

« Le jour où Lapetitegens a eu un rhume de cerveau alors qu’à priori, elle n’a pas de cerveau. »

 


• L’auteur :

Isabelle Pinçon *

isabellepincon
Copyright Régis Nardoux

 

*Né(e) en 1959.
Isabelle Pinçon est une auteur(e) française.
Son recueil de poésies « Emmanuelle vit dans les plans » (Cheyne, 1994) a reçu le Prix Kowalski.
Elle a habité Lyon jusqu’en 2000, et vit aujourd’hui près de Nantes.

*Source : Babelio


• Références :

  • Lapetitegens
  • Auteur : Isabelle Pinçon
  • Maison d’édition : Éditions Cheyne
  • Date de publication : 12.03.2019

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