Le Berger de l’Avent

• Le mood :

Si tu as envie de retrouver la magie des contes enneigés, et de te prendre une bonne dose d’humanité !
Un conte merveilleux qui nous emmène au coeur de la Stremba aux côtés d’un berger.
Sur fond biblique, Gunnar Gunnarsson sonde le coeur des hommes là où rien d’autres ne commande que les éléments de la nature…


• L’histoire :

Ce livre m’a été offert juste avant Noël…
Par une amie qui me connaît bien.
Un Berger, ses animaux plus vrais amis que les hommes.
La montagne, la force des tempêtes et cette humanité qui explose à chaque page.

Si vous aimez les contes,
Que vous aimez la littérature nordique,
alors partez marcher dans la Stremba avec le Berger de l’Avent.

Le premier dimanche de l’Avent,
Les hommes s’affairent aux préparatifs.
Benedikt, lui, part dans la montagne
Chercher les moutons égarés
Qu’aucun homme n’avait eu le courage d’aller sauver.

« C’était des êtres vivants, de chair et de sang. Il se sentait responsable d’eux. Son objectif était simple : les retrouver et les ramener avant que Noël n’apporte sa bénédiction à la terre, ainsi que la paix et la joie dans le coeur des hommes de bonne volonté. »

Il part avec Leó son chien
Et Roc, son bélier.
Son cheval, Faxi, reste à la ferme, bien trop faible pour les conditions du voyage.
Ils croisent tous les trois,  ça et là,
Des paysans pour leur offrir lait et pain,
parfois un bon os à ronger.

« Comme née de toute cette blancheur, sur laquelle se dessinaient les cercles noirs des cratères, et des piliers de lave grise comme des fantômes ça et là, une bénédiction semblait baigner ce dimanche dans les montagnes, étreignant presque le coeur ; un grand calme solennel, aussi blanc que le silence, s’élevait des petites fermes éparpillées au loin (…) »

En avançant, Benedikt pense au fils de Dieu.
Arrivé à Jerusalem humblement.
Avec son âne et son triste sourire.
Lui a 54 ans ,
Et cela fait 27 fois qu’il fait cette ascension de la Stremba.
Comme pour conserver en lui encore un peu de ses rêves.
De sa liberté.

« L’homme s’accroche à ce qu’il est, à ce qu’il possède, jusqu’à la tombe. Il redoute de perdre la vie – réalité des réalités, fragilité des fragilités. Il craint la solitude qui est la condition même de son existence. Il a peur d’être oublié des autres et peut-être de Dieu. »

Il fait escale à la ferme de Botn.
Comme chaque année.
Roc est choyé avec une place au chaud dans la bergerie.
Benedikt traite son bélier tel un prophète.

À la ferme, la nature humaine est sondée.
Ceux qui aident et donnent.
Ceux qui profitent et prennent.
Les hommes de Grimsdalur.
Mais aussi les méritants,
Le partage, la générosité de ceux qui s’entraident.

Une marche salvatrice et solitaire.
Un besoin de s’éloigner des hommes pour exister vraiment.
La compagnie des animaux plus précieuse que tout.
Avec ce seul modeste but.
Aller chercher les moutons égarés.


• L’extrait :

« Était-il pensable que Roc, Leó ou Faxi n’aient pas d’âme ? Ça voudrait dire que leur innocence et leur confiance auraient moins de valeur que l’inconstance des hommes. (…) Avec de tels compagnons, on n’est jamais seul au monde. »


• Mon avis :

COUP DE COEUR !
Un récit merveilleux aux inspirations bibliques qui se détache de Dieu pour se rapprocher du coeur des hommes et des animaux.
Un manifeste sur la vie. La nature dont la force échappe à tout contrôle.
Une langue sans pareille pour décrire la tempête, le froid, et l’intelligence animale.
Un conte philosophique que je relirai avec délectation chaque hiver qui reviendra.


• L’auteur :

Gunnar Gunnarsson

Gunnar-Gunnarsson.jpg

*Gunnar Gunnarsson est un écrivain islandais (Reykjavik, 1889 – 1975)

Après avoir publié un recueil de poèmes, le Souvenir d’une mère, écrits en islandais, Gunnar Gunnarsson quitte l’Islande pour chercher fortune au Danemark. Il y passe deux ans à la  » haute école populaire  » d’Askov, puis vit à Arhus et à Copenhague, tirant le diable par la queue avant de publier son premier grand cycle romanesque, L’Histoire de la famille Borg, écrit en danois. Son inspiration est volontiers religieuse (L’Église sur la montagne) mais il s’est également efforcé de reconstituer l’histoire de son pays au Moyen Âge. Ont été publiés en français : L’Oiseau noir et Le Berger de l’Avent. »

*Source : Babelio


• Références :

  • Le Berger de L’Avent
  • Auteur : Gunnar Gunnarsson
  • Maison d’édition : Zuma Éditions
  • Date de publication : 14.11.2019

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