JE, D’UN ACCIDENT OU D’AMOUR

• Le mood :

De la poésie sans les règles pour l’écrire.
De l’amour sans les verbes pour le dire.
Du lâcher-prise.


• L’histoire :

Réinventer le langage des amants.
Retirer le verbe.
Plonger dans l’accident.

« Excès d’août et de lumière.
Je me lit, je me draps et les rideaux tirés.
Je me cigarette roulée et m’absence la force de dehors.
Je me fièvre et me courbatures, je me vomissements : probable insolation.
Plus rien d’importance depuis cette fille sur une chaise verte du jardin du Luxembourg, voiliers miniatures et lecture de poche. Instinctivement je pas vers elle et lui paroles. futiles. »

Conserver les silences,
N’en garder que le geste, la caresse.

« Adèle se robe rouge et talons à l’affût sur le fauteuil. Je me serviette, elle se debout et m’autour du cou.
Je me chancelant, je me trac. Je me sans voix. Elle me chuchotements d’amour à l’oreille. »

Offrir l’universel en l’imaginant.
Ces vides pour dire le plein.
Enlever tout superflu
Pour nous dire le sauvage qui hurle des corps et du manque.
Briser les codes et ôter toute distance.

« Depuis, ma pensée se désordre. Mon langage se confusion. D’un commencement comme ça. Je voiture Adèle jusqu’à la gare de l’Est, elle se départ chez elle, distance d’ici. Bien trop lointain. Elle m’amour, je l’énormément, mais elle s’en retour. À trois centaines de kilomètres. »
Je l’au-revoir du quai, elle me cadeau d’un baiser avant disparition. »

On s’étonne encore que des auteurs s’attaquent au sujet de l’amour.
C’est pourtant ici, une invitation à la poésie de matière brute.
Une opération des mots à coeur ouvert.
À nous de réécrire le texte.
À nous de le ressentir vibrer,
Ce qu’il soulève en nous,
L’appel de l’autre,
Ce corps qui pourrait devenir notre seule nourriture terrestre.

 


• L’extrait :

« On se chez moi, on s’appréhension.
Elle se cheveux déliés, je me chemise légèrement boutonnée. On se distance respectable pour le moment, on se musique de chambre sans danse de salon.
La pendule se tic-tac, je me tactique : je la cil et voeu en frôlement de joue. Elle me sourire puis se soupirs. »


• Mon avis :

Je n’ai de cesse de lire et de relire ce texte.
Je désordonne ma lecture comme l’auteur a su gommer les verbes.
J’ouvre et je lis un passage, juste pour le désir.
(PS : les trois tâches sont de l’huile de monoï déversée sur la plage, il est comme qui dirait baptisé !)


• L’auteur :

Loïc Demey

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Copyright : Babelio

Loïc Demey est professeur d’Education Physique et Sportive dans un collège. Il vit en Lorraine.

S’inspirant des univers poétiques et musicaux, tant au niveau du texte que celui de la mélodie, il aime à détourner et bousculer la langue afin d’y trouver la bonne tonalité et la mettre au service de l’histoire. Puisque le réel ne peut être raconté, il tente de dire ce qu’il en reste. A savoir sa sensation.

« Je, d’un accident ou d’amour » est sa première publication.

Source : (*Source : Babelio)

• Références :

  • JE, D’UN ACCIDENT OU D’AMOUR
  • Auteur : Loïc Demey
  • Maison d’édition : Cheyne Éditeur
  • Date de publication : 01.10.2014

 

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