La vie sans toi

• Le mood :

Un roman choral surprenant qui aborde des thèmes profonds tels que la perte, les arts, le couple et la déroute.


• L’histoire :

La vie sans toi
C’est tous ces mots que l’on ne prononcera pas.
C’est l’expérience de la perte.
L’arrachement d’un enfant.
Le non-renoncement dans l’effacement de soi.
Le refus de vivre « sans toi ».
C’est ce basculement inextinguible.
C’est cet oubli impossible que la société demande pourtant.

Depuis 8 ans, Eva et Paul vivent comme deux fantômes.
L’une working-girl entre deux trains,
L’autre artiste à la dérive enfermé derrière les portes de son atelier.

« Je continue à fuir devant cette toile inachevée. Le temps s’écoule lentement quand on ne fait rien, quand les mains se taisent. »

Glacial en période où il peint.
Hors du monde, il tremble de l’échec.
« L’échappée » ; le nom de sa future exposition…

« Elle verrouille la porte, s’enferme le temps de la secousse, de ce tremblement de mère, de l’écho du séisme. »

Quand un drame frappe
Comment survit le couple ?

« Ce soir je dormirai dans mon atelier. Là-bas, au moins, les fantômes disent leur nom. »

Dire c’est mourir encore.
S’arrêter c’est en crever.

« On ne prend jamais le temps de souffler.
Souffler, c’est réaliser son absence, l’entendre mourir de nouveau.
Chez nous, souffler, c’est crever. »

Alors les silences hurlent au-dedans.
Un cri dans la nuit.
Et les murs s’érigent, deviennent insubmersibles.

« Il me fonce dessus en hurlant, il dérape, pieds nus, manque de se cogner la tête, se relève humilié. Il lance ses mots missiles, vide son chargeur sur moi, sa rage incontrôlable d’artiste paralysé au milieu du gué, incapable d’avancer. »

Un nouveau personnage fait son entrée.
Andreas. Et le récit bascule.


• L’extrait :

« « (…)j’enfile mon armure, ma désinvolture masque encore la colère qui gronde, et violemment , en un cri sec d’enfant corbeau, je lui arrache des mains mon cahier d’exercices et le catapulte à l’autre bout de la chambre. »


• Mon avis :

Un roman choral qui nous propose les morceaux d’une histoire qui ne dit pas tout de suite son nom.
L’entrée du personnage d’Andrea signe le compte à rebours d’un récit à suspens.
Un renversement du récit totalement inattendu vient asseoir le talent de l’auteur à tisser une intrigue machiavélique.
Les tableaux prennent forme dont le flou prédomine avant le final !


• L’auteur :

Xavier De Moulins

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*Xavier de Moulins, de son vrai nom Xavier de Moulins-Beaufort est un journaliste français.
Après une hypokhâgne et une khâgne, il obtient une maîtrise de Lettres (Paris IV Sorbonne) et un DESS de télécommunications (Paris Dauphine).

En 1994, il collabore au Guide du routard, après un premier reportage pour La Croix chez les Franciscains du Bronx où il reste trois mois. Il pige ensuite régulièrement pour divers médias : Le Monde, L’Expansion, Vogue, Les Inrockuptibles, C dans l’air. Il apparaît pour la première fois à l’écran en 1999 dans Nulle part ailleurs.

En 2002, il rejoint l’équipe de PAF productions (Marc Olivier Fogiel). Il y réalise de nombreux sujets et portraits pour les différents émissions produites par la société et présente les indiscrétions dans + Clair aux côtés de Daphné Roulier, toujours sur Canal+. Puis en 2005, il retrouve Maïtena Biraben, rencontrée sur Les Maternelles, dans Nous ne sommes pas des anges, sur Canal+. Il y dresse notamment un portrait décalé de l’invité.

En septembre 2006, il rejoint Paris Première pour animer chaque semaine l’émission Paris Dernière, après Thierry Ardisson et Frédéric Taddeï. Il y anime aussi les nuits mensuelles.

À l’été 2010, il devient l’un des présentateurs remplaçants du journal télévisé de M6 (au sein du même groupe que Paris Première), Le 19:45. En août 2010, M6 lui confie la présentation permanente de son journal du soir, à la place de Claire Barsacq.

En janvier 2011, il publie son premier roman intitulé « Un coup à prendre », où il est question de la paternité et qui sera librement adapté pour le cinéma par Cyril Gelblat avec Manu Payet et Audrey Lamy (sous le titre « Tout pour être heureux ») et « Ce parfait ciel bleu » en 2012, aux éditions Au diable Vauvert.

Puis sort en 2014 « Que ton règne vienne ».

(*Source : Babelio)


• Références :

  • La vie sans toi
  • Auteur : Xavier de Moulain
  • Maison d’édition : JC. Lattès
  • Date de publication : 27.03.2019

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