Tout ce qu’on ne s’est jamais dit

• L’auteur :

Celeste Ng

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*Celeste Ng est une romancière américaine d’origine Hongkongaise, elle vit dans le Massachusetts. Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est son premier roman.

Il a reçu le lauréat du prix Relay 2016.


• Le mood :

Si vous sortez d’un repas de famille explosif je vous le déconseille. Mais si vous êtes calme et avez envie de décortiquer les problématiques de communication familiale, c’est par ici !


• L’histoire :

Tout ce qu’on ne s’est jamais dit est une véritable autopsie familiale !
Le mot est lancé, vous êtes prévenu.

Lydia Lee a 16 ans. Nous sommes en 1977 dans l’Ohio.
La police retrouve un jour son corps dans un lac. Que s’est-il passé ? Pour comprendre il va falloir tenter de percer les secrets de cette adolescente. Otage d’une mère qui rêvait de devenir médecin à une époque où être une femme signifiait seulement être une bonne épouse.
Otage d’un père d’origine chinoise écrasé sous le poids d’un racisme très présent et qui projette alors sur elle tous ses espoirs d’intégration et de normalisation.

On découvre une jeune fille prisonnière et l’on plonge dans l’intimité de leur maison : un frère qui la comprend d’un regard et l’aide à supporter un poids trop lourd pour elle. Une petite soeur si touchante : Hannah, qui marche sur la pointe des pieds et se cache sous les tables pour ne pas gêner la vie qui fourmille autour d’elle.


• L’extrait :

 

«Stupéfaite, Lydia resta silencieuse. Toute leur vie, Nath avait compris, mieux que personne, le lexique de leur famille, les choses qu’ils ne pouvaient jamais vraiment expliquer aux gens de l’extérieur : qu’un livre ou une robe n’étaient pas simplement quelque chose à lire ou à porter ; que l’attention était accompagnée d’attentes qui –comme la neige — s’abattaient et s’accumulaient et vous broyaient sous leur poids.»

 


• Mon avis :

J’imaginais un thriller américain… j’ai été surprise par la subtilité et la délicatesse du récit.
Une auteure qui va chercher le détail sous les évidences. Une narration qui donne la parole aux silences, toute la place aux absences : d’amour, d’attention, d’écoute, de tendresse, de liberté…
Elle décortique la violence des mécanismes familiaux, la souffrance dans la difficulté de communiquer avec les membres composant la famille proche, et ce vide provoquant le malaise adolescent.

J’ai passé un très agréable moment de lecture.

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