Écoute-moi bien

• L’auteur :

Nathalie Rykiel

nathalie-rykiel

*Nathalie Rykiel, née le  à Paris, est une femme de mode française. Elle est écrivain et consultante pour Sonia Rykiel, groupe dont elle a été dirigeante de 2007 à 2016.
Nathalie Rykiel est la fille de Sonia Rykiel et de Sam Rykiel, intellectuel autodidacte, qui, dans les années 1960, tenait un magasin de vêtements. Son frère Jean-Philippe, né aveugle cinq ans après elle, est aujourd’hui compositeur et interprète

*Source : Wikipedia


• Le mood :

Ce livre parle d’une immense histoire d’amour entre une fille et sa mère mais aussi de mort. Alors si  vous n’êtes pas en super forme, passez votre chemin pour l’instant puis reprenez le plus tard. Mais parfois c’est aussi bon de pleurer, de se laisser aller, c’est ce qui m’est arrivé avec ce livre, et finalement ça m’a fait du bien 🙂


• L’histoire :

L’histoire de l’écrivain ? Une histoire d’appartenance. D’emprise et d’amour fou.

« J’ai toujours déjeuné avec ma mère, si l’une de nous avait un rendez-vous, c’était très simple, on se décommandait. L’autre demandait un peu curieuse, un peu jalouse, qui était l’élu(e) du jour c’est tout. On recréait une sorte de chez nous partout, monomaniaques, commandant toujours la même nourriture. »

La maladie qui avance pas à pas et grignotte peu à peu la magnificence d’une créatrice mais aussi tout ce qui fondait le quotidien siamois de la mère et la fille.
Une maladie qui les éloigne et finit par les rapprocher plus encore. Mais Sonia n’est plus tout à fait là.
Nathalie Rykiel nous raconte alors. LEUR histoire, à toutes deux. SES combats.
L’écrivain qui pendant des années durant aura « porté sa croix d’amour », quelle belle expression… Arrivée au milieu du livre, Nathalie Rykiel nous parle d’un défilé qu’elle a voulu finir sur Barbara, cause d’un chagrin d’amour.
Le reste, je préfère vous laisser le découvrir…


• L’extrait :

 

« Tu voulais être la reine et tu l’as été, la reine des pull-overs, la reine de la famille, la reine du monde, c’est toi qui l’a dit un soir à New York, un dîner mondain dans les années 1980, l’homme assis près de toi t’as demandé gentiment, pour draguer un peu peut-être, Qui êtes-vous ?
« Moi je suis la reine. » La reine ? « Oui, la reine du monde », c’est M. qui me l’a raconté, le type était abasourdi, toute l’assemblée s’est marrée, tu étais culottée, sans limites, même pas arrogante.»

 


• Mon avis :

📚Une écriture libre, sans brides, une écriture qui se fout de ce que l’on va penser d’elle, une écriture qui transcrit la pensée comme elle vient, comme elle respire.
Ce bouquin, c est une claque, une vraie.

En lisant, je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à Sagan. Non pas que le style soit ressemblant, mais Sagan la femme, la rebelle, cette femme libre qui croquait la vie, qui écrivait sans filtre, ne faisait que ce qu’elle voulait. Et je retrouve en Nathalie Rykiel mais aussi sa mère cette Sagan.

J’ai terminé ce livre avec cette chanson qui raisonnait dans ma tête « Dis quand reviendras-tu ? » et ça a je pense ajouté plus encore à l’émotion que j’ai eu à le lire.
M’approchant de la fin, j’ai dû m’arrêter, bouleversée ; je n’avais pas envie de la lire mourir et pourtant.

J’ai découvert un auteur, une femme, une fille mais j’ai aussi découvert une mère alors que je ne connaissais que la créatrice.
Elle est bel et bien écrivain. Sa mère le lui avait dit.

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